Comment améliorer la e-reputation de son entreprise ?

DE LA DIGITALISATION A LA E-REPUTATION DES ENTREPRISES


La crise sanitaire a accéléré la digitalisation des activités des entreprises. Un grand nombre d’entreprises sont aujourd’hui dotées d’un site internet, qu’il s’agisse d’un site vitrine ou d’un site de vente en ligne. Par exemple, le site internet https://www.youlaw.fr correspond au site internet de notre cabinet d’avocat digitalisé et le site http://www.cabinet-dbl.com correspond au site internet de notre cabinet d’avocat physique situé à Dijon.
Les graphistes, les développeurs, les agences de communication et de marketing ont vu leur activité exploser en 2020. Il faut dire que l’enjeu est important. Si en 2020, une entreprise n’est pas visible sur internet, elle risque de rencontrer des difficultés financières et stratégiques à court terme.
Il est temps pour les entrepreneurs de franchir le pas de la digitalisation, mais pas à n’importe quel prix. L’entreprise doit d’abord penser sa e-réputation, elle doit réfléchir au contenu qu’elle va diffuser sur internet, à son image de marque. Il ne faut pas créer un site internet sans stratégie digitale.
 

QU’EST CE QUE LA E-REPUTATION ?


La e-réputation d’une entreprise désigne la perception de son image, de sa marque, de ses services, de ses produits par les internautes.

Depuis plusieurs années, le développement de la digitalisation est exponentielle. Les entreprises se livrent à une concurrence digitale effrénée. Internet est un univers sans frontière, son caractère international fragilise la sécurité juridique des entreprises. Contrairement aux idées reçues,  le web est tout sauf un “no man’s land”. Il est juridiquement encadré par une série de normes internes et internationales.

DE LA E-REPUTATION A LA SECURISATION JURIDIQUE EN LIGNE


La sécurité juridique en ligne doit être pour toute entreprise sa préoccupation principale. Réglementation du site internet, information précontractuelle et contractuelle des clients, protection des données (RGPD), e-réputation, respect du droit de la consommation aux activités en ligne, conditions générales de vente adaptées aux activités en ligne, transparence et véracité de l’information diffusée en ligne…

Le droit touche tous les services d’une entreprise : marketing, ressources humaines, productions, communication, gestion, comptabilité, fiscalité, propriété intellectuelle, résolution des litiges, protection des données, investissements, partenariats commerciaux, développement des activités.

Quelle que soit sa taille, toute entreprise doit veiller à sa sécurité juridique. Le juridique doit être perçu comme un outil au service de la sécurité de l’entreprise et comme une arme au service de sa croissance. Derrière les opportunités offertes par internet se cache une préoccupation absolue : la e-réputation.

Les entreprises doivent veiller quotidiennement à leur e-réputation. Le web est un terrain de jeu sans frontière. Il est impossible de contrôler systématiquement les informations diffusées par les clients, les concurrents, les salariés d’une entreprise. Un message peut être partagé, copié rediffusé à l’infini sur plusieurs canaux de diffusion (réseaux sociaux, moteur de recherche, site internet, blogs, vidéos, podcasts). Néanmoins, il est possible de soigner son image et sa communication pour limiter le risque de “bad buzz”.

Les entreprises doivent veiller aux avis clients, aux post diffusés sur les réseaux sociaux (twitter, instagram, facebook). Toute entreprise, de la micro entreprise à la multinationale, doit veiller à sa e-réputation et faire preuve d’une vigilance continue.

Un travail de vérification hebdomadaire ou mensuelle est vivement recommandé. Ce travail peut consister à rechercher sur les réseaux les articles, posts, vidéos sur l’entreprise, ses produits et ses services. La recherche s’effectue directement dans les barres de recherche des réseaux sociaux, à partir des mots clés et des hashtags utilisés pour désigner l’entreprise, ses produits ou ses services.

L’entreprise doit faire preuve d’une grande réactivité. Les délits de presse (diffamation, injure, dénigrement, faux avis)  se prescrivent par 3 mois à compter de leur publication. Cela signifie que l’entreprise n’a que 3 mois pour agir contre l’auteur de la diffusion litigieuse.

La responsabilité civile et pénale de l’auteur de la publication peut être engagée par la société victime. Parallèlement, l’entreprise doit exiger d’un droit de réponse et/ou la suppression de la publication litigieuse auprès du directeur de la publication. La publication de propos constitutifs de délits de presse en ligne peut avoir des effets désastreux et irrémédiables. L’impact sur la croissance et le chiffre d’affaires de l’entreprise peut être catastrophique.

Thibault Levert

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