Diminution ou suppression de pension alimentaire

Accident de la route : pourquoi faire un bilan psychologique ?

Bonjour,

Si vous lisez cet article c’est que vous devez être soit victime d’un accident de la route soit un proche d’une victime.

Avant de parler de traumatisme, de préjudice, d’indemnisation, je tiens à me présenter. Cela vous permettra d’avoir une autre lecture de mes articles.

Je m’appelle Thibault Levert, je suis ancien avocat (2014-2021) et ancien membre du Conseil de l’ordre du barreau de Dijon. A ce titre, j’ai assisté pendant 7 ans de nombreuses victimes de préjudices corporels que se soit suite à un accident de la route, une erreur médicale, une infection nosocomiale…

Cette expérience a été d’une richesse fantastique. Mais plus encore, elle m’a permis de faire un constat accablant : les victimes ne connaissent pas leurs droits en matière d’indemnisation.

En vérité et par manque d’information, les 60 000 victimes de la route (par an!) se contentent pour l’essentiel, d’accepter les offres faites par les assureurs. Inutile de vous dire que ces offres sont régulièrement sous évaluées.

Par conséquent, les victimes ne bénéficient pas d’une indemnisation à la hauteur de leur préjudice.

La naissance de Youlaw :

Partant de ce constat, j’ai décidé de mettre ma carrière d’avocat entre parenthèse (j’en ai profité pour déménager en Bretagne !) pour aider un MAXIMUM de victimes dans leurs démarches d’indemnisation.

Pour cela, j’ai développé des outils d’accompagnement en ligne à partir de ma plateforme Youlaw (=Ta loi YOULAW), pour guider pas à pas les victimes dans leurs démarches d’indemnisation et leur permettre d’obtenir la meilleure indemnisation possible, sans passer par la case justice.

Si vous voulez plus de détails sur mon accompagnement je mets le lien ici : 

Accident de la route : optimiser son indemnisation

Voilà, désormais vous savez pourquoi je vous parle de bilan psychologique suite à un accident.

A ce titre, je vous propose de voir les avantages à justifier d’une psychothérapie dans le cadre de l’évaluation et de la négociation de l’indemnisation.

Pourquoi suivre une psychothérapie après un accident de la route ?

De toute évidence, les accidents de la route marquent une fracture dans notre vie. Il y a un avant et un après.

Après votre accident, vous vous êtes peut-être dit que rien ne serait jamais plus comme avant. Ou alors, vous vous êtes dit que vous alliez mieux, que les choses auraient pu être plus graves.

Dans tous les cas, un accident de la route est un événement brutal. Les lésions physiques, apparentes, constituent parfois la pointe émergente de l’iceberg. Ne sous-estimez pas les préjudices invisibles tels que les troubles neuropsychologiques et psychologiques.

C’est pourquoi j’ai toujours conseillé à mes clients de faire un bilan psychologique et si nécessaire de suivre une psychothérapie.

En effet, certaines lésions sont invisibles ou se révèlent tardivement et ce, sous différentes formes : troubles du sommeil, troubles du comportement, troubles de l’humeur.

En réalité, les victimes n’ont pas forcément conscience de leurs séquelles neuropsychologiques et psychologiques.

Cette démarche est d’autant plus importante si la victime a subi un traumatisme crânien.

Il faut savoir que les accidents de la route sont la première cause des traumatismes crâniens en France.

De plus, les séquelles liées aux traumatismes crâniens ne sont pas toujours visibles et pourtant elles peuvent prendre des formes graves.

A ce titre, les préjudices invisibles peuvent prendre diverses formes :

  •       Comportementales : troubles de l’humeur, état anxio-dépressif post-traumatique, irritabilité, perte de motivation et désintérêt, isolement de la vie sociale et professionnelle.
  •       Cognitives : troubles des fonctions intellectuelles, troubles du langage, troubles moteurs, troubles de l’attention, troubles de la mémoire.
  •        Somatiques : troubles du sommeil, cauchemars, intolérance au bruit, sensation de fatigue, céphalées et cervicalgies, vertiges, angoisses, anxiété, perte d’estime de soi.

Nul doute que ces séquelles portent atteinte à la qualité de vie, aux facultés de réinsertion et plus globalement au bien-être.

La réparation intégrale du préjudice

Même si elles ne sont pas forcément visibles, toutes ces séquelles sont indemnisables. Conformément au principe de réparation intégrale, toute victime d’un accident de la route à le droit à l’indemnisation de tous ces préjudices.

Mais attention, en l’absence de documents médicaux, l’assureur risque de passer sous silence les troubles neuropsychologiques et psychologiques.

L’assureur se contentera de faire une offre d’indemnisation globale au titre des souffrances endurées, ce qui est clairement insuffisant.

Pour évaluer les préjudices invisibles et notamment la perte de qualité de vie, il existe des méthodes d’évaluation de l’atteinte à votre qualité de vie.

Le test QUOLIBRI :

Par exemple, le test du QOLIBRI (Qualité de vie après un traumatisme crânien) permet d’évaluer la qualité de vie des victimes d’un traumatisme crânien.

Précisément, le test est composé de questions liées aux aspects cognitifs, émotionnels, affectifs, physiques, fonctionnels, relationnels de la victime.

Ce type de test constitue un outil précieux pour l’évaluation du préjudice psychique et notamment des souffrances endurées et de l’incapacité permanente.

Le test du QOLIBRI permet d’identifier avec précision vos séquelles, vos besoins de prise en charge, vos pertes de qualité de vie et obligera l’assureur à présenter une offre au titre des préjudices invisibles. 

De la même manière, je conseille de compléter les dossiers d’indemnisation par des attestations de vos proches, de vos amis, de vos collègues. A ce titre, un modèle d’attestation spécifique aux victimes d’accidents est fourni dans mon accompagnement.

L’évaluation des préjudices invisibles

L’évaluation des préjudices des victimes ne doit pas se limiter à l’application de barèmes d’indemnisation.

A ce propos, je regrette que les résultats des recherches GOOGLE sur les accidents de la route (vélo, scooter, voiture, trottinette) orientent les victimes soit :

  • Vers des simulateurs d’indemnisation, ce qui est contraire au principe juridique de réparation intégrale,
  • Vers des sites de compagnies d’assurances,
  • Vers des sites non à jour.

Les préjudices ne répondent pas aux lois des algorithmes et des statistiques. Encore moins les préjudices que j’appelle « invisibles ». 

C’est pourquoi il est essentiel de démontrer que vos préjudices ne se limitent pas à ce qui est visible. Un stress post traumatique peut avoir de lourdes conséquences sur votre vie personnelle voire même professionnelle. Certaines victimes ne peuvent pas reprendre leur emploi à cause d’un stress post traumatique.

Conclusion

Pour conclure, vous pouvez lire mes articles consacrés aux victimes d’accident de la route :

  1. 5 conseils pour améliorer son indemnisation
  2. Comprendre le principe de réparation intégrale
  3. Accident de la route : pourquoi vous ne devez pas accepter la première offre d’indemnisation de l’assureur
  4. Comment obtenir son dossier médical
  5. Les dates importantes de la procédure d’indemnisation
  6. Qu’est ce qu’un accident de la route au sens de la loi
  7. Quelle est la différence entre une victime directe et une victime indirecte
  8. Comment se préparer à l’expertise médicale
  9. Les bons réflexes en cas d’accident de la route
  10. Accident de la route : comment préparer son dossier d’indemnisation

De plus, je publie régulièrement de nouveaux articles et aussi de nouvelles vidéos sur ma chaîne YouTube Youlaw.

Evidemment, vous pouvez me contacter par email (youlawfrance@gmail.com), j’aurai plaisir à répondre à vos questions. 

Enfin, pour être accompagné pas à pas dans vos démarches, cliquez sur l’image ci-dessous. Je vous donne tous les détails de mon offre d’accompagnement.

Thibault Levert

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